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Cargo 2018: Ouagouniaye mon ami (France-Sénégal-Québec)

CARGO 2018: Ouagouniaye mon ami (France-Sénégal-Québec)

Aventure artistico-situationniste
En cours de création

Djibi

Djibi

Cette année, « cargo pour le Sénégal… » La photo au service du biotope.

Cette nouvelle édition est axée sur cette thématique essentielle qu’est la préservation de la nature marine. Le processus est le même que pour la première édition : un voyage en cargo de plusieurs artistes, mais cette fois direction Dakar, sur la côte sénégalaise. Ainsi, Daniel Nouraud, Maud Vallée, Socalled et Alejandro Barcelona pourront rejoindre Wasip Diop (documentariste et musicien) à Dakar, profitant des trajets entre les deux ports, sans user de l’avion. Daniel Nouraud réalisera des prélèvements d’échantillons d’eau, pour analyser sa qualité et ses différents composants. Ce projet aboutira à un documentaire réalisé par Wasis Diop, diffusé en tant que tel lors des festivals et en vidéo projections lors de concerts de rendu du projet. L’objectif est de sensibiliser la population, par l’intermédiaire de la création artistique, à ces problèmes environnementaux. Notre parti pris c’est d’émanciper là où la culpabilisation a échoué.

Alejandro Barcelona nous parle des origins du projet:

Il y a quelques années, lorsque je suis parti jouer à Dakar avec le chanteur sénégalais Wasis Diop, son premier pas sur la terre sénégalaise… Pendant le concert, au premier rang, une banderole tenue par deux jeunes gens montre la passion de la population dakaroise pour Wasis. Après la prestation, nous les voyons «débarquer» dans les loges, et de là va naître une relation qui perdure encore aujourd’hui.

En effet, après avoir passé toute la nuit dans les rues de la ville avec eux, l’un des deux, nommé Djiby ne va plus me quitter, me rebaptisant par la même occasion «PABLO MUSTAFA»… Wasis, spectateur de cette amitié, va suivre ce périple avec nous. Mais qui est vraiment ce Djiby Ndongo, vendeur des rues? C’est avant tout un «débrouillard», comme beaucoup de sénégalais aujourd’hui… Il marche des heures pour trouver les marchandises au meilleur prix dans l’espoir de faire une petite marge, qui lui permettra d’aider sa mère et de payer le loyer de la maison où habitent plusieurs membres de la famille. Djiby est un passionné d’art et des relations humaines, il connaît son quartier, Ouagouniaye, comme sa poche. Ce quartier, datant de 1957, est le plus populaire des alentours de Dakar, situé entre Colobane et le marché HLM, proche de la Médina.

Beaucoup de jeunes y vivent et y montent des projets, tout le monde se connait…. , des bruits de motos se joignent aux vibrations de la ville et aux cris dans les rues. Marcher seul dans ce quartier provoque une sensation de vie intense et le sentiment que tout peut arriver… Un enfant qui marche avec vous et vous demande de lui acheter un vélo, un coin de rue où l’on trouve un charmeur de serpent, une autre ruelle avec des percussionnistes, vêtus de blanc et qui se mettent à jouer et danser, les gens qui vous scrutent, vous sourient, vous parlent…

Le hasard de la vie a fait que je me suis trouvé avec un accordéon entre les mains petit et qu’il ne m’a plus quitté. J’ai appris à le connaitre en voyageant. Cet instrument est peu connu en Afrique, et il émerveille, intrigue. Djiby m’a dit la première fois: «L’accordéon, incroyable cet instrument qui donne un autre son, son souffle éveille des souvenirs de vents du désert, il est aérien». Wasis veut donc faire un film (que nous présenterions sous la forme d’un documentaire/ concert lors de festivals) sur cette relation artistico/humaine entre nous, avec Djiby, et les expériences de mon instrument au travers des rues de Ouagouniaye, filmer ce partage avec les gens, les échanges artistiques avec les musiciens… Je serai accompagnée par la danseuse Maud Vallée, du Ballet Atlantique et le photographe Daniel Nouraud. Cette aventure est une suite au projet Cargo 2014, l’idée est toujours d’utiliser le bateau comme moyen de transport, car il permet un isolement pour digérer et retranscrire nos expériences sous forme artistique.

RÉSUMÉ ET ÉTAPES DU PROJET

1/ Départ et voyage en cargo de La Rochelle avec les artistes protagonistes du projet (Alejandro Barcelona, Daniel Nouraud, Maud Vallée et Socalled) allant rejoindre Wasis Diop à Dakar. Travail photographique de Daniel Nouraud dans le bateau en lien avec l’équipage et réalisation des prélèvements d’échantillons d’eau. Début de la construction humaine du projet.

2/ Arrivée en cargo dans le port de Dakar, et début de l’aventure artistico humaniste.

3/ DAKAR : Réalisation du documentaire par Wasis Diop sur cette relation entre la musique, la danse, la nature et la « terre sénégalaise », et sur ces rencontres que cela procure, l’intégration qui peut en résulter par le dialogue des arts. Le musicien Alejandro Barcelona et la danseuse Maud Vallée iront à la rencontre de Djiby Ndongo, vendeur des rues de Dakar, et partageront leurs expériences, avec son instrument pour Alejandro, et avec le dialogue du corps pour Maud Vallée. Wasis filmera ce partage avec les gens, les échanges artistiques avec les musiciens… Organisations d’ateliers en lien avec les structures locales.

4/ Retour en cargo de Dakar à La Rochelle. Construction du studio son/photo/montage vidéo dans une cabine du bateau afin de travailler les premiers rush dans l’univers particulier du cargo. En effet, ce « conditionnement » permet de stimuler l’artiste en le faisant travailler dans des conditions inhabituelles, le confrontant avec la population des marins, afin de créer différemment. Nous avons déjà pu le constater lors de l’aventure Cargo 2014. L’environnement qu’offre les périples à bord des bateaux de marine marchande est unique en soit, par la constitution de son équipage, matelots et officiers de toute origine, mais aussi par les éléments naturels et climatiques survenant lors des voyages en haute-mer. Depuis plusieurs années, l’avion nous a permis de raccourcir le temps de voyage entre deux lieux éloignés. 6 heures à peine entre Paris et Montréal, 6 heures pour un premier voyage en direction d’un lieu nouveau, d’une aventure, c’est si peu…, le trajet faisant partie du voyage et de la construction artistique dans notre projet. Il permettra aux artistes de digérer l’aventure intellectuellement et de manière sensitive afin de rendre leurs émotions dans leur création. Le documentaire n’en sera que renforcé, tout comme les créations musicales et photographiques des artistes engagés. Avec le long voyage qu’offre la voie maritime, ainsi que son environnement, c’est cet état dans lequel l’artiste sera plongé, dans l’attente d’arriver à destination, qui le mènera à
créer une oeuvre originale.

5/ PARIS : Mixage des musiques créées avec les musiciens sénégalais, montage du documentaire dans les studios d’Arte Creative et/ou ceux de Wasis Diop.

6/ Diffusion du film pour le festival des Escales Documentaires à La Rochelle en novembre 2018, avec concert à la Sirène, Espace Musiques Actuelles. Partenariat entre nos 3 structures pour l’événement.

7/ Expositions photographiques de Daniel Nouraud à l’Horizon avec performance pour le vernissage des artistes embarqués dans l’aventure. Les protagonistes Sénégalais seront évidemment invités pour l’occasion.

8/ Diffusion du documentaire pour d’autres festivals, à la fois en Afrique, au Canada et en Europe (pistes sérieuses déjà en Espagne, plusieurs en France, à Montréal et évidemment à Dakar).

LIEU DE RECHERCHES ET CRÉATIONS

1) Un lieu de résidences et de recherches axé sur le lien spectacle vivant / arts visuels
2) Des expositions plastiques
3) Des lectures/performances, créations
4) Le festival "Les Traversées"

COLLECTIF D’ARTISTES

Une trentaine d’artistes du domaine plastique et du spectacle vivant, ayant pour objectif de produire des œuvres où les influences se croisent. Il est composé à la fois d’artistes locaux et d’artistes nationaux et internationaux.