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Mojo Mickybo

MOJO MICKYBO

Pièce de théâtre

Thélème (Tours): 16 et 17 mars 2012
L’Horizon (La Rochelle): Du 16 au 20 octobre 2012
Théâtre Jean Gabin (Royan): 4 avril 2012
Théâtre universitaire (Limoges): 10 avril 2013
Agora (Saint-Xandre): 8 novembre 2014
Espace Culture – Université de La Rochelle: 13 et 14 novembre 2014
Queens University (Belfast): 21 et 22 novembre 2014
Théâtre de l’Opprimé (Paris): Du 3 au 7 décembre 2014
Théâtre universitaire (Perpignan): 2014
Le Bouillon (Orléans): 22 novembre 2016

Mise en scène: Claudie Landy
Avec: Damien Henno et Sébastien Boudrot
Texte: Owen McCafferty
Traduction: Brigitte Bastiat et Frank Healy
Création son: Claude Landy
Création lumière: Éric Seldubuisson
Création costume: Chantal Rousseau
Scénographie: René-Claude Girault

RÉSUMÉ

Dans la pièce de théâtre Mojo Mickybo (1998), Owen McCafferty met en scène deux petits garçons d’une dizaine d’années vivant dans deux quartiers populaires de Belfast au début des années 1970 et nous donne à voir la construction de leur identité à plusieurs niveaux. La place du cinéma est déterminante dans l’élaboration de leur identité masculine. En effet, fascinés par le film Butch Cassidy and the Sundance Kid, dont ils connaissent des morceaux par coeur, ils cherchent à construire une amitié solide, voire éternelle et universelle. Ce film fonctionne comme un mythe moderne en ce
qu’il contribue à l’élaboration d’une culture commune, tout en permettant d’interroger les dysfonctionnements d’une société au bord de l’explosion.

Dans la pièce, les enfants vivent dans l’imaginaire et l’innocence et se rêvent en héros, mais ils sont vite rattrapés par la réalité des adultes qui, eux, construisent leur identité sur des récits mensongers et des exclusions. La fin violente de la pièce met en avant la contrainte politique qui force les enfants à choisir un camp et pose la question de la liberté puisqu’ils ne parviennent pas à échapper à leur communauté.

Enfin, en choisissant de faire jouer tous les rôles (enfants, hommes et femmes) à deux acteurs d’environ quarante ans, l’auteur repousse les limites de la performance théâtrale et brouille les jeux de rôles.

La pièce a été créée en 1998 par le théâtre Kabosh de Belfast. Elle a obtenu :
✦ Le prix de la meilleure pièce du Festival de théâtre Off de Dublin en 1998
✦ Le prix du meilleur acteur du Festival de théâtre Off de Dublin en 1998
✦ Le prix de Théâtre Total au Festival Off d’Edimbourg en 1999

REVUE DE PRESSE

Extraits de presse lors de reprises à Londres et à Washington en 2007, à Chicago en 2009 :

Une évocation affûtée d’une époque et d’un lieu… superbe mise en scène
IRISH TIMES

Une pièce de théâtre captivante
SUNDAY TIMES

Un très beau texte et un merveilleux jeu d’acteurs … que du bonheur… Allez la voir!
BBC RADIO ULSTER

Kabosh a créé une pièce qui est éblouissante d’inventivité … véritablement magique 5*
THE SCOTSMAN

NOTE D’INTENTION

Mojo Mickybo est pour moi un texte sur l’enfance et le cinéma, donc très proches de mes envies et questionnements. Il pose aussi la question de l’injustice subie par deux enfants victimes d’un monde en guerre, d’une frontière que les enfants franchissent sans problème jusqu’à la mort du père de l’un d’entre eux. Ayant travaillé plusieurs textes d’auteurs irlandais Brian Friel, Sean O’Casey, Brendan Behan, avant Owen McCafferty, je retrouve là ce qui me semble être une singularité du théâtre irlandais où, d’emblée, les personnages vivent, respirent, éprouvent et où on ressent une espèce
d’immédiateté.

L’écriture d’ Owen McCafferty apparaît très simple dans sa construction, son rythme. D’une certaine façon, même si plus gouailleuse, proche de Daniel Keene. Après avoir travaillé ce texte en lecture, je sais que cette simplicité n’est qu’apparente et cache des subtilités de mots jetés puis de silences, de regards, de corps en mouvements puis des arrêts subits.

Le souhait de l’auteur est de faire jouer les deux enfants (Mojo et Mickybo) et les autres personnages (père et mère, caissière de cinéma, oncle de Sydney, etc.) par deux comédiens de 35 à 40 ans. Cette particularité me semble très riche. Il ne faut pas jouer aux enfants, faire « le petit », faire
« le jeune », mais donner à voir et entendre cette enfance autrement ; d’emblée toute psychologie est évitée ce qui permet une variation infinie d’incarnation et de jeux.

J’aimerais qu’en regardant/écoutant Mojo Mickybo nous reviennent toutes les enfances de la littérature, du cinéma. De l’enfant des 400 coups à Anna de L’Esprit de la ruche, des ragazzi de Pasolini, à l’enfant de Voleur de bicyclette.

Claudie Landy

TEASER

LIEU DE RECHERCHES ET CRÉATIONS

1) Un lieu de résidences et de recherches axé sur le lien spectacle vivant / arts visuels
2) Des expositions plastiques
3) Des lectures/performances, créations
4) Le festival "Les Traversées"

COLLECTIF D’ARTISTES

Une trentaine d’artistes du domaine plastique et du spectacle vivant, ayant pour objectif de produire des œuvres où les influences se croisent. Il est composé à la fois d’artistes locaux et d’artistes nationaux et internationaux.