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CIE TANZOAY : LOCUS

LOCUS – DANSE CONTEMPORAINE

Cie Tanzoya / ODM et Ioulia Plotnikova

Vendredi 24 mai à 18h30 au CCN de La Rochelle. Résidence à L’Horizon du 20 au 24 mai. Entrée gratuite

Chorégraphe/Interprète : Ioulia Plotnikova
Metteur En Scène/Interprète : Otomo De Manuel
Vidéo Installation : Diez
Création Lumière : Manu Pestre
Création Musique : Tess Wassila
Administration : Sébastien Dallet
Production : Compagnie Tanzoya
Coproductions : CCN de La Rochelle, L’horizon, Oara Région Nouvelle-Aquitaine.
Partenaires et Soutiens : CCN de La Rochelle, L’horizon, Ville de La Rochelle, Glob Theatre.

LOCUS s’affirme comme un projet transdisciplinaire, émancipé des carcans de genre. Ici, nous sommes en présence d’un objet qui mélange la danse, la performance, l’installation; visant à immerger le spectateur dans un processus performatif. Il s’agit de restructurer les codes de consommation du spectaculaire pour se rapprocher d’un rituel à la fois organique et intime tout en interrogeant les paradoxes relationnels du monde contemporain. Cette tentation pluridisciplinaire n’a pas pour visée première une forme d’originalité formelle. Elle existe plus pour renforcer le propos et servir la dimension sémiologique du temps performatif.

En latin, locus défini le lieu, l’endroit, la place. Une partie délimitée de l’espace. À travers ce projet la danseuse Ioulia Plotnikova et le performeur Otomo De Manuel questionnent leur passé et leur rencontre. Au travers de ce moment partagé, emprunt d’une poésie biographique, les deux artistes dessinent une trajectoire de l’éphémère et du sensible. Une trajectoire où se posent des questions d’identité et d’altérité. Soi et l’autre, restent des énigmes à jamais insaisissables. À la façon d’une enquête policière qui déroulerait son intrigue, un puzzle se recompose qui cherche à traduire l’indicible.

Dans un monde qui se fragmente dans un repli identitaire, un monde qui ne sait plus lire les signes du temps annonciateurs des catastrophes à venir, dans un monde qui n’a jamais été aussi confortablement installé mais où le caprice humain semble toujours persister à vouloir avancer vers le pire, LOCUS force le spectateur à arrêter sa course de consommateur effréné.
Elle l’oblige à regarder différemment et à entendre autre chose. Quitter la grandiloquence des grands événements du naufrage pour s’arrêter sur les détails.

LOCUS est le temps de la méditation, de l’infime qui traverse la grande histoire. La grande histoire qui s’érigeait alors contre la possibilité pour un géant franco-américain de rencontrer une petite danseuse Russe. Sur le plateau, cette rencontre semble encore et toujours impossible mais cette impossibilité se situe aujourd’hui à un autre endroit. Un endroit qui au contraire renforce la complicité, l’attachement et l’appartenance.

LOCUS est l’endroit du rituel, l’endroit d’un théâtre primitif et nécessaire, celui du rite. Un rituel à la fois moderne et simple. Sans fioriture. Un voyage en trois temps qui aborde les endroits du souvenir sous trois angles différents. Celui de la mémoire des événements, celui de la mémoire des objets et enfin celui de la mémoire du corps. Chacune de ces mémoires reste pourtant impropre à rendre compte de la réalité. Elle n’est qu’une fiction parmi d’autres. La trace d’une réalité falsifiée. Un rituel qui prend le temps nécessaire qu’il faut pour son déroulement. Fragile dans sa forme d’épure fétichiste qui transpire la mélancolie et la convocation de l’impossible face au temps qui passe.

LOCUS pose la question de la place assignée à chaque chose qui font de la vision d’ensemble une sorte de peinture de vie, une sorte de nature morte car l’endroit du souvenir est aussi l’endroit de la mort et du deuil. Un espace intime où toujours plane la possibilité d’une idéologie castratrice qui viendrait tout engloutir. Qui viendrait assigner à nouveau l’une est l’autre au repli, à l’enfermement et à la déportation. Au repli national, ethnographique et à l’impossible rencontre.

LIEU DE RECHERCHES ET CRÉATIONS

1) Un lieu de diffusion artistique.
2) Un lieu de production, de résidences et de recherches axé sur le croisement spectacle vivant/arts visuels.
3) Un lieu de formation avec des ateliers artistiques.
4) Les festivals l’Horizon fait le Mur et Les Traversées.

COLLECTIF D’ARTISTES

Une trentaine d’artistes du domaine plastique et du spectacle vivant, ayant pour objectif de produire des œuvres où les influences se croisent. Il est composé à la fois d’artistes locaux et d’artistes nationaux et internationaux.